Le sort s'acharne



Le sort s'acharne
Jeudi 12 février

Un malheur n’arrive jamais seul. Alors que nous quittons l’hôtel avec pour intention de rejoindre le centre ville afin d’y faire réparer notre jante, Adeline constate avec effroi que mon passeport à disparu de notre banane porte-documents. Nous passons nos bagages au peigne fin. Rien. Dépités, nous nous laissons choir dans les fauteuils de tissu du hall d’accueil, le temps de reprendre nos esprits. Quand l’avons-nous sorti pour la dernière fois ? A Yecla, au moment de régler la note de l’hôtel ? A moins que nous l’ayons égaré lors de notre séjour chez Olympia ? Nous appelons cette dernière qui se propose de se mettre à la recherche du document. Dix minutes plus tard, nouveau coup de fil. Le passeport se trouve bien à Yecla… 200 km en arrière. Un envoi par la poste nécessiterait cinq jours de délai. Olympia qui décidemment porte à merveille les habits d’ange gardien met un terme à nos hésitations. Elle ira chercher le passeport et nous l’apportera à Aguilas. Une fois de plus, je ne sais comment lui manifester ma reconnaissance.
En attendant, je descends en centre-ville en compagnie du patron de l’hôtel, notre roue arrière sous le bras. Il me conduit dans un vieil atelier encombré de motos, scooters, tronçonneuses et autres engins en pièces détachés. Le maître des lieux, un quinquagénaire bedonnant qui s’exprime en criant décroche son téléphone en visualisant le problème. Cinq minutes plus tard, son employé pousse la porte du magasin une nouvelle jante en main. Nous remontons à l’hôtel. Ce n’est qu’au moment de remonter la roue que je prends conscience de ma bêtise. Impossible, en effet, d’accrocher notre remorque sur l’axe de la nouvelle jante. Je lance un bordée de jurons, m’assied à même le sol puis me décide à repartir un trottinant sur la voie rapide. J’ai de la chance, un camion qui descend vers Aguilas ne tarde pas à me prendre en stop. De retour au magasin de cycles, j’explique mon problème. Le patron me regarde sceptique et remonte l’ancien axe. Personne ne s’arrêtera dans la montée. J’effectue les 10km qui me séparent de l’hôtel en courant sur la bande d’arrêt d’urgence, passant la roue d’une main à l’autre pour éviter que mes bras ne se tétanisent. Rebelote, nous remontons la roue. Du moins nous essayons. Pas moyen de la serrer. La jante est trop petite. Je désespère. Seule solution descendre le vélo pour que le réparateur visualise le problème. Le propriétaire de l’hôtel possède un camion. Il me descendra avec le tandem en fin d’après-midi.

En selle

Le sort s'acharne
Sur ces entrefaites, on nous signale l’arrivée de la maman d’Olympia et de sa sœur Olga à la réception. Non contentes d’avoir parcourues plusieurs centaines de kilomètres pour me ramener mon passeport, elles insistent pour nous payer à manger. En voilà deux qui méritent mille fois leur place au panthéon des âmes généreuses.
Alors que la lumière décline, je redescends une troisième fois, direction le magasin de cycles. Cette fois, le réparateur reste muet. Puis finalement, il décroche à nouveau son téléphone, crie, éructe et reviens me voir déconfit. Le modèle de jante que nous cherchons n’existe pas en Espagne. S’il passe commande en France ou en Allemagne nous sommes quittes pour patienter cinq jours. Il me propose de confectionner une nouvelle jante en utilisant les pièces valides des deux qu’il a en sa possession. Elle sera prête le lendemain.
Vendredi 13 nous porte chance. En pénétrant dans l’atelier aux alentours de midi, j’aperçois immédiatement notre tandem avec une roue arrière flambant neuve. Une demi-heure plus tard, nous remontons en selle. Le Maroc sera sans doute pour la semaine prochaine. En attendant, nous mettons cap sur le parc naturel de Cabo de Gata que nous avons prévu de visiter. Très vite, les champs de salades et les serres disparaissent. L’Andalousie et ses plages nous ouvre ses portes.

Lu 1368 fois



1.Posté par karine MULE le 14/02/2009 15:41
Bonjour à tous les deux...
Juste un petit coucou pour vous remercier de ces supers reportages que vous nous envoyez... J'ai également visionné la vidéo... Adeline chante très bien !!! Je vous fais de gros bisous et bon courage, au plaisir de lire vos prochaines aventures... Karine de Clairefontaine.

2.Posté par Reynouard Joyeuse le 15/02/2009 11:32
Nous sommes émerveillés, époustouflés par la générosité des gens qui vous ont acquellis et la dexterité de l'artisan qui sait encore travailler comme nous le faisions il y a 60 ans ...
Félicitation pour votre courage dans les adversités. Nous pensons très fort à vous et vous embrassons.
Mam'Yvonne & Papet Paul

3.Posté par ZKON le 12/01/2010 22:06
je ne trouve pas votre arret sur murcie pouver vous maider slvpl
http://dessin-guillerm.wifeo.com

Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :


Rejoignez-nous sur Facebook







Ils nous soutiennent

Nos sponsors
Nos partenaires sur le web

e-Voyageur Itinérances : Annuaire des Voyages et des Activités de Plein Air Carnets de voyage : annuaire et concours Partagez vos Photos et Carnets de Voyage