Mali intense

Nous avons atteint Ouagadougou épuisés. Trois jours nous ont été nécessaires pour venir à bout des 350 km qui nous séparaient de la capitale du Burkina depuis le pays Dogon. Trois journées intenses durant lesquelles nous avons passé plus de 25 heures en selle et affronté tempêtes de sable, orages et pistes boueuses. Place désormais au repos. Les parents d’Olivier nous rendent visite durant deux semaines. Nous allons laisser le vélo se refaire une santé avant de reprendre la route soit vers le Niger soit vers le Togo.
En attendant, voici le récit de nos derniers jours au Mali. Au programme : la visite de Djenné et une rando dans le pays Dogon.
Nos amitiés à tous depuis Ouaga où nous avons eu le plaisir de fêter le 14 juillet à la résidence de l’ambassadeur. Déjà plus de six mois de voyage et 9537 km au compteur.



Mali intense
Dans l’obscurité, le halo des phares laisse entrevoir à travers un rideau de poussière, le tumulte de la cité. Sur la place centrale, dans l’ombre de la grande mosquée, on s’apprête à passer la nuit au milieu des sacs de fruits et des balles de tissus. Demain, comme chaque lundi, la ville se réveillera aux sons du grand marché.
Le ballet des bus et des camions, surchargés de passagers et de marchandises, n’a pas cessé de la journée. Les retardataires font leur entrée au pas et nous frôlent de leur carrosserie sans âge en vrombissant. Le maquis où nous dînons est réduit à sa plus simple expression. Une table dressée au bord de la route, une toile cirée et deux bancs en bois. Au coude à coude avec les marchands qui viennent se rassasier après une journée de transport éprouvante, nous avalons à grandes cuillères notre assiette de haricots. Le plat coûte 100 francs (0,15 euros) et réchauffe nos organismes déjà bouillonnants. Autour de nous, on s’interpelle dans une multitude de langues que nous ne comprenons pas. Certains portent des turbans colorés jusqu’aux yeux à la manière des Touareg, d’autres des boubous finement brodés. La plupart de nos voisins de table, toutefois, ne sont vêtus que de t-shirts publicitaires usagers ou de maillots de football délavés.
Derrière nous, un groupe de jeunes enfants le visage émacié, une boîte de conserve de concentré de tomate en bandoulière, observent nos moindres faits et gestes. Accablé par la chaleur, je dépose ma cuillère pour respirer un instant. Je n’ai que le temps d’entrevoir une main se faufiler par-dessus mon épaule et mon assiette a disparu. Je pousse un cri de surprise. L’enfant qui trempait déjà ses doigts dans la sauce s’est arrêté et me dévisage le regard fiévreux. Ses camarades profitent de cet instant d’hésitation pour tenter de lui arracher l’écuelle des mains. Je m’interpose et récupère mon assiette. Personne n’a bougé le petit doigt autour de moi. Je sermonne le jeune garçon en lui expliquant qu’il aurait pu au moins me demander. Mes paroles n’ont sans doute aucun sens pour lui. Alors que je termine mon repas, je comprends pourquoi il a agit ainsi. L’homme assis à ma droite achève lui aussi son plat et, sans un regard, le tend derrière lui. Les enfants se précipitent, échangent quelques coups, et le plus agile d’entre eux s’éclipse avec la précieuse gamelle en plastique en léchant la sauce avec appétit. Subitement, les haricots me pèsent sur l’estomac.

Gigantesque château de sable

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Djenné a sans doute peu changé depuis l’époque où les caravanes de dromadaires venaient vendre leur chargement de sel. Pour atteindre le cœur de la cité qui fut l’un des points névralgique du commerce transsaharien et de l’enseignement islamique, il faut traverser le Bani. La ville s’étend en effet entre deux bras de cet affluent du Niger. Le cours d’eau est bien maigre le jour de notre arrivée. La saison des pluies, en retard cette année, n’a pas encore fait son œuvre. Des marchands sur des charrettes tractées par des chevaux traversent à gué. Nous ne prenons pas ce risque en attendons l’arrivée du bac. L’embarcation semble tout droit sortie d’un film de science-fiction catastrophe. La tourelle de commandement menace de s’écrouler, la passerelle est dévorée par la rouille. Le moteur, trop faible pour faire avancer le bateau, nécessite le concours de rameurs équipés de longues perches. Heureusement, la traversée est de courte durée. Sur l’autre rive, un couple de jeunes mariés procède à la traditionnelle séance photos. La gamine chargée de tenir la traîne de la longue robe blanche peine à mener à bien sa mission et bientôt le tissu immaculé est recouvert de boue. Nous pénétrons dans Djenné avec le cortège des invités dans un concert de klaxons. La plupart des convives sont entassés dans des fourgons vingt places. D’autres circulent à scooter. Seuls les mariés et les plus proches parents semblent avoir droit à une voiture. A cette époque, les mariages sont nombreux chaque week-end. Douze cette semaine, plus de 30 la semaine passée. Chez les Peuls, les festivités se prolongent pendant sept jours. La coutume veut que l’on sacrifie une vache chaque matin pour nourrir les invités. Chez les Bambaras, les solennités durent en général trois jours. Chez les Bobos, plus pauvres, seulement deux. Partout dans la ville, des groupes de jeunes sont réunis en cercle et dansent à tour de rôle au rythme des derniers « coupé-décalé ». Les plus anciens se tiennent à l’écart et préfèrent les sonorités plus sobres de la flûte.
Une ambiance de fête s’est emparée de la cité mythique. Applaudis comme au sommet du Ventoux, lors d’une étape du tour de France, nous gagnons le ventre de la ville sur la piste cahoteuse qui se tortille entre les habitations en banco. Djenné est faite d’argile. La construction la plus surprenante de la ville est sans conteste la grande mosquée. Impossible de la manquer. Elle se dresse comme un gigantesque château de sable sur la grand place. On pourrait la croire tout droit sortie d’un conte des Milles et un Nuits. Edifiée en 1907 en lieu et place d’une précédente mosquée laissée à l’abandon, la construction est la plus grande du monde réalisée en banco. Ce qui ne l’empêche pas d’être fragile. Chaque année, une fois la saison des pluies terminées, plus de 4000 volontaires sont nécessaires pour procéder au crépissage des façades. Nous tentons d’immortaliser notre passage devant le monument avec le vélo. En vain. Des dizaines d’enfants et de pseudo guides viennent sans cesse se glisser devant l’objectif.

Labyrinthe en banco

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Etonnement, il y a peu d’hôtel à Djenné. Celui que nous avons choisi s’appelle le Kita Kourou. Il compte parmi les moins onéreux. Comme beaucoup de bâtiment en ville, il comprend un étage. Chose rare en Afrique, en particulier pour une construction en banco. L’escalier qui mène à notre chambre est étroit et abrupt. Les mollets perclus de courbatures, nous peinons à les gravir. La chambre est spartiate et on a sans doute pas fait le ménage depuis la construction de la grande mosquée. Les rats d’ailleurs ne s’y trompent pas et viennent nous rendre visite, certains s’aventurant même jusque sur les montants du lits. Les toilettes, elles aussi sont en banco. Un simple trou dans le sol dans lequel il est formellement interdit de faire couler de l’eau. Une odeur nauséabonde envahit la pièce. Dommage que les douches aient été installées au même endroit.
La ville est un vrai labyrinthe. Le meilleur moyen de la visiter est sans doute de se laisser errer dans ce dédale de ruelles poussiéreuses. Les maisons les plus luxueuses appartenaient autrefois à de riches marchands marocains. Les fenêtres et les portes en particulier ont été finement travaillées. Par l’embrasure des portes, nous apercevons les femmes vaquer à leurs occupations. Certains pilent le mil, d’autres font frire des bananes ou des beignets. Régulièrement, un guide nous tire de notre rêverie pour nous proposer ses services. Nous déclinons poliment mais leur insistance oblige souvent à plus de fermeté. Certains, malgré notre refus, nous emboîtent le pas et exigent que nous les payions après nous avoir collé le train pendant 500 mètres. Les touristes sont rares en cette saison…

Tôle ondulée

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Passé Somadougou, le goudron laisse place à une piste rocailleuse et sablonneuse qui grimpe en pente douce. Très vite nous sommes dépassés par les premiers taxis-brousse qui comme nous empruntent cet axe jusqu’à Bankass. Les véhicules ne semblent pas très bien supporter le mauvais traitement que leur conducteur leur fait subir car nous les redoublons régulièrement. Bien souvent la voiture est arrêtée sur le bas-côté, le moteur fumant, ou montée sur un cric. Les passagers patientent à l’ombre sans broncher. Les derniers kilomètres sont redoutables. La piste est totalement déformée par la tôle ondulée. Nous tressautons en tous sens, les vibrations faisant dérailler la chaîne.
Nous atteignons Bankass à midi et installons nos affaires au campement le Hogon. Les prix ont augmenté par rapport à ceux annoncés sur notre guide. Le gérant nous explique que désormais l’auberge dispose de l’électricité. Il oublie de nous préciser que le groupe électrogène ne fonctionne que de 18h à minuit. Tant pis pour le ventilateur…


La porte du pays dogon

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Bankass est l’une des entrées du pays Dogon. La randonnée est le meilleur moyen pour découvrir les merveilles de ce territoire qui fait la fierté du Mali et qui attire chaque année des milliers de touristes. Nous confions donc notre tandem et nos bagages à Mohamed, le patron du Hogon, et quittons Bankass en marchant. Douze kilomètres nous séparent du premier village Dogon. Nous les parcourons à bonne allure avec les falaises de Bandiagara en ligne de mire. Elles se dressent à l’horizon comme une muraille infranchissable. C’est sur et sous cette barrière naturelle longue de plus de 150 km que les Dogons ont élu domicile. A droite et à gauche, une plaine sablonneuse où les premières pluies ont fait naître une verdure encore parsemée. Malgré l’heure matinale, on s’active déjà dans les champs la houe à la main. Nous dépassons Kani-Kombolé et sa mosquée réplique en miniature de celle de Djenné, puis bifurquons à gauche le long de la falaise en direction de Telli. La piste de sable jaune est étroite et bordée d’arbres. Une cascade s’écoule depuis le sommet de la roche. A quelques centaines de mètres, nous distinguons les premières habitations de Telli. Nous levons les yeux. Des dizaines de petites constructions en terre surplombent le village à flanc de falaise. Nous marquons une pause dans la cour du premier campement que nous croisons. On nous explique que les maisons haut perchées ne sont plus habitées depuis longtemps. Les habitants ont rejoint la terre ferme pour des raisons pratiques. Bien sûr, les guides défilent pour nous proposer de nous conduire sur les hauteurs. Certains parlent à peine français. Un autre me garantit que le plus haut sommet d’Afrique après le Kilimandjaro se trouve au Mali ! Comment dans ces conditions choisir la bonne personne ? Malgré les efforts des différents organismes chargés du tourisme le flou artistique le plus complet règne sur le sujet. Ne parlons pas des tarifs. Chacun a sa version. Et la question se complique encore avec la taxe touristique. Son montant varie d’un village à l’autre. A qui faut-il la verser ?
Est-il si compliqué de mettre en place une grille tarifaire fixe et de l’afficher à l’entrée de chaque village ?
Pour le principe, nous finissons pas suivre un jeune garçon qui nous promet monts et merveilles et qui s’avérera à peu près aussi ignorant que nous sur l’histoire du peuple Dogon.
Nous grimpons par un sentier rocailleux jusqu’à atteindre les premières habitations anciennes. Des cigognes noires ont dressé leur nid dans la falaise et planent à notre hauteur. D’ici, nous embrassons toute la région d’un regard. L’horizon parsemé d’arbres épars paraît désertique. Tout est couleur de sable. A nos pieds, nous observons les habitants de Telli vaquer à leurs occupations. Des jeunes enfants labourent au pied de la falaise à l’aide d’une charrue tractée par un cheval. Dans la vieille ville résonne les échos des cris des animaux qui s’ébattent sur le sol. La plupart des constructions sont des greniers. Chaque femme en possédait un. Derrière une ouverture étroite, quatre compartiments pour stocker autant de variétés de céréales. Au centre, un orifice plus étroit pour les offrandes aux divinités.

Le culte dogon

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Notre guide étant incapable de nous en apprendre davantage nous redescendons et poursuivons notre marche en direction d’Endé, qui avec 2000 habitants compte parmi les villages les plus importants. Nous nous installons au campement le Hogon, tenu par le frère de Mohamed, et faisons la connaissance de Suzan et Kévin, un couple d’Américains qui généreusement nous propose de les accompagner avec leur guide dans la vieille ville d’Endé. Comme à Telli, les habitations nichées sur la falaise ont été désertées pour des raisons pratiques. Alors que la lumière décline, nous grimpons par un sentier escarpé jusqu’aux premières maisons anciennes. Le guide de Suzan et Kévin est plus loquace. Il nous en apprend davantage sur le culte Dogon. Selon eux, la Terre, la Lune et le Soleil ont été crées par un dieu nommé Amma. Le mythe raconte qu’ensuite Amma donna naissance à deux créatures mi-hommes mi-serpents, appelées les Nommo. Celles-ci seraient présentes dans les fleuves et les cours d’eau. Plus tard Amma créa un homme et une femme qui eurent huit enfants. Ceux-ci seraient à l’origine du peuple Dogon.
On attribue également à Amma la création des étoiles. Sirius en particulier joue un rôle important dans leur cosmologie. Les Dogons sont capables de prévoir son apparition et l’ont longtemps considérés comme trois astres distincts. Si les astronomes savaient que Sirius était composée de deux corps différents, ce n’est qu’en 1995 qu’ils ont détecté grâce à un puissant radiotélescope la présence d’un troisième élément constitué d’une matière extrêmement dense.
Nous marquons une pause devant une maison de terre basse. Celle-ci a été peinte et arbore de nombreuses représentations animales et humaines. Nous voici au pied de la demeure du Hogon, le chef spirituel Dogon. A Endé, celui-ci est décédé il y a sept ans et comme dans beaucoup de village, il n’a toujours pas été remplacé. Il faut dire que la place n’a rien de très enviable. Le Hogon doit vivre en reclus seul sur la falaise. Il reçoit la visite des habitants qui souhaitent sa bénédiction ou lui demander une faveur. « Si une femme ne peut avoir d’enfants, elle monte voir le Hogon et lui offre des noix de cola ou un peu de bière de mil. En échange, il utilisera ses pouvoirs magiques pour la rendre féconde », détaille le guide. Chaque visite obéit à un protocole bien précis et tout contact avec le Hogon est proscrit. Toute relation sexuelle lui est interdite et sa femme, s’il en a une, doit obligatoirement être ménopausée.
Les masques jouent également un rôle important dans le culte Dogon. Fabriqués par une société d’initiés, ceux sortent notamment à l’occasion de funérailles. Ils apparaissent également lors de la cérémonie du Sigui, une fête qui a lieu tous les 60 ans durant laquelle les Dogons retracent par des chants et danses l’histoire de leur existence. « Lors de cette cérémonie, on parle un lange que seuls les initiés connaissent. Autrefois, les enfants partaient en brousse pendant un mois et apprenaient chaque soir les secrets de ce langage. Mais aujourd’hui, la tradition se perd. Les jeunes jugent cette coutume ridicule. Elle n’intéresse plus que les touristes », explique notre guide. Prochain rendez-vous avec le Sigui en 2027. Nous avons le temps de revenir.

Les mystères des falaises

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Les falaises de Bandiagara recèlent bien d’autres mystères. A plus de cent mètres haut dessus de nos têtes, nous apercevons d’autres constructions en terre. Elles paraissent totalement inaccessibles. « Elles sont l’œuvre des Tellems. Le peuple qui précédait les Dogons sur les falaises », confie notre guide. Impressionnés par la hauteur à laquelle ces derniers avaient perché leurs greniers, les Dogons croyaient leurs prédécesseurs doués du pouvoir de voler. L’explication est sans doute moins mystérieuse. A l’époque où les Tellems occupaient le site, la végétation étaient semble t-il beaucoup plus dense et un réseau de branches et de lianes leur a probablement permis d’accéder dans les hauteurs.
Alors que nous empruntons le chemin du retour, notre regard s’attarde sur un immense rocher dont la base a presque totalement été érodée. Le roc semble presque tenir en équilibre sur la falaise. « Le doigt d’Endé », lance notre guide. « La légende raconte qu’autrefois ce rocher était un arbre immense. Des habitants d’Endé ont voulu l’abattre. Toute la journée durant ils ont scié son tronc sans parvenir à le faire tomber. Abandonnant leur travail à la nuit tombée, les bûcherons sont rentrés chez eux espérant reprendre leur travail le lendemain. Aux premières lueurs de l’aube, alors qu’ils allaient reprendre leurs scies, ils ont constaté que l’arbre s’était transformé en pierre. Depuis lorsqu’un flamme apparaît le soir au sommet du roc, cela annonce l’arrivée d’un grand malheur ».
Nous partageons notre plat de spaghettis avec Suzan et Kévin et échangeons nos expériences respectives sur l’Afrique. Le couple vit au Togo depuis deux ans. Comme nous tombons de fatigue, nous gagnons la terrasse du campement et nous endormons, le clair de lune illuminant d’une lumière douce les parois ocres de la falaise.

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1.Posté par caro le 16/07/2009 17:23
Je n'ai pas encore pris le temps de lire la suite de votre périple en ce moment, mais j'avais une petite question en attendant de baver un peu plus devant les photos et le récit : vous êtes où autour de noël ? Vous acceptez les gens qui ont besoin de vacances après un concours ? :)
Bisous à vous deux

2.Posté par mat le 17/07/2009 18:01
bon courage pour la suite vous avez passé le cap des 9000km et votre récit est bien passionnant

3.Posté par Xavier Leroy le 02/08/2009 14:58
Bonjour,
je suis le jeune homme croisé à l'hôtel Calypso à Banfora (Burkina Faso). Nous étions 3 (2 filles et moi) et nous allions rejoindre notre amie malade et hospitalisée. Nous avons apprécié notre discussion et je suis allé faire le curieux sur votre blog. J'ai lu avec attention vos articles et je continuerai à lire la suite de vos aventures. Je vous simplement souhaite bonne route vers votre prochaine étape.
Bonne continuation.

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