Cap sur Dakar. La capitale ne cesse de se moderniser et présente de plus en plus un visage occidentalisé. Derrière les échangeurs géants, les hôtels de luxe et les buildings, s'entassent toutefois la masse de ceux qui ont quitté les campagnes pour améliorer leur condition. Espoir déçu.
Nous avons le plaisir et la surprise d'être accueillis par Véronique et Yves-Marie, des voisins expatriés au Sénégal, que nous ne connaissions pas. Une amie commune nous a mis en relation. Nous sommes traités comme des coqs en pâte. Quel bonheur de redécouvir le goût du saucisson et du fromage ! Nous évoquons avec plaisir nous souvenirs respectifs de Clairefontaine-en-Yvelines.
Véronique est bénévole au sein d'une pouponnière tenue par des soeurs franciscaines. L'établissement accueille des enfants de 0 à 1 an venus de tout le Sénégal. Certains sont orphelins, d'autres ont des parents dont les moyens ou la situation ne leur permettent pas de les prendre en charge. Le temps d'une matinée nous nous improvisons donneurs de biberons.
C'est une visite incontournable. Le temps d'une journée nous nous rendons sur l'île de Gorée, à quelques kilomètres au large de Dakar. Les bougainvilliers, les ancienns bâtisses coloniales colorées invitent à la promenade. Mais l'endroit est surtout un lieu de mémoire. Nous visitions la Maison des esclaves, témoin symbolique de plus de 300 ans de traite négrière.