Sur la piste de Bamako



Tempête nocturne

Sur la piste de Bamako
Suis-je en train de rêver ? Entre mes paupières à demi closes, je viens d’apercevoir mes tongs voler à une vingtaine de centimètres du sol. Je m’éveille en sursaut. L’atmosphère est chargée d’électricité. Là bas au loin vers la Guinée, le ciel d’un noir d’encre est déchiré par un balayage ininterrompu de gigantesques éclairs. La brise qui rafraîchissait mon sommeil, il y a quelques minutes encore, souffle désormais en puissantes rafales. Et le vent semble encore vouloir gagner en intensité. Avant que nous ayons pu nous dresser sur nos deux jambes, la tempête est là. Son souffle chaud et violent emporte au loin la multitude d’objet qui traîne au sol. En cette saison dans cette région de l’est du Sénégal, la chaleur contraint les habitants à installer leur couche à la belle étoile. Autour de la maison, c’est le branle-bas de combat. Les premiers à sortir de leur torpeur réveillent leurs voisins dans l’urgence. On s’empresse de sauver ce qui peut l’être. Nattes, glacières, vêtements, chaussures, en vitesse, on rentre à l’intérieur tout ce qui nous passe sous la main. En quelques secondes, nous avons plié notre bivouac sans vraiment comprendre ce qui se passait et avons trouvé refuge dans une des chambres de la maison. Sur le toit de tôle, une pluie violente s’abat dans un crépitement sourd. Des bourrasques plus fortes font vibrer la structure toute entière. Angoissés à l’idée de voir le toit s’envoler, nous tentons à nouveau de trouver le sommeil alors que la poussière pénètre dans la chambre par la fenêtre sans volet. Dans la pièce d’à côté, Clémentine, notre hôte, ne manifeste pas le moindre signe d’inquiétude. L’imposante femme en a vu d’autres. Originaire de Centrafrique, elle a effectué le voyage en taxi-brousse avec ses six enfants pour épouser un Sénégalais qui refusera finalement de s’unir avec elle. Onze jours d’un périple épique pour finir seule avec une phlébite. Depuis, elle accumule franc par franc pour acheter un mini-bus et effectuer le voyage à l’envers avec toute sa famille. Six ans qu’elle se lève chaque matin avec cette seule idée en tête. Alors la tempête, aussi violente fût-elle…
Le lendemain, le vent a cessé. Des flaques se sont formées au sol et des objets hétéroclites traînent çà et là. Notre vélo que nous avions pourtant laissé dans une chambre voisine est gris de poussière. L’atmosphère s’est rafraîchie. Nous en profitons. Cela ne durera pas.

Etanche ta soif avec Coca-Cola !

Sur la piste de Bamako
La route qui conduit au Mali depuis la Casamance, via Tambacounda, n’est pas en trop mauvais état. Seul un tronçon d’une vingtaine de kilomètres nous mène la vie dure. L’axe ressemble à un morceau de gruyère. Des centaines de trous avec un peu de goudron autour…
Même en slalomant, impossible de les éviter. A chaque secousse, nos poignés, nos bras et finalement notre colonne vertébrale tout entière nous font souffrir d’avantage. De temps en temps, nous préférons emprunter le bas-côté. Ce n’est guère plus confortable. Les bus surchargés en cherchant à éviter de briser leurs essieux ont ravagé la fine bande de latérite.
Mais l’inconfort de la route n’est rien comparé aux tourments provoqués par la chaleur. A Kidira, à la frontière avec le Mali, nous rencontrons un couple de motards français qui nous certifie avoir mesurer 45° à l’ombre et 63° au soleil, à l’aide de leur GPS. Nous avons sans cesse soif. Nous buvons jusqu’à 18 litres par jour à nous deux. De l’eau chaude souvent, voire brûlante. Même enveloppées dans un chiffon humide, nos bouteilles en plastique ne conservent la fraîcheur de l’eau que quelques dizaines de minutes. Il nous faut par ailleurs régulièrement nous arrêter pour remplir nos réserves. Dans les villages, on nous fournit à boire avec plaisir. Mais l’eau du puits est tiède et conserve un goût amer de sable. Nous avons la gorge desséchée, la langue collante, les lèvres recouvertes d’une pâte blanche et visqueuse. Désinfecté chaque jour 18 litres d’eau prendrait trop de temps. Nous nous sommes résolus à boire ce qu’on nous tendait.
Dans les villages, des panneaux publicitaires barrés de l’inscription « Etanche ta soif avec Coca-Cola », nous font fantasmer. Mais la bouteille fraîche et dégoulinante, dessinée sur la pancarte n’est qu’un mirage ici. Pas d’électricité, pas de frigo, pas de coca frais.
Il faut avoir eu soif un jour pour apprécier à sa juste valeur, l’intense bonheur d’avaler une tasse d’eau glacée. Lors de notre première journée au Mali, les douaniers nous prennent en pitié et nous resservent au moins dix fois, une eau javellisée avec des glaçons. Nous revivons.
A Kidira, pour cent balles (0,15 centimes d’euros), nous nous offrons le nirvana. Un sachet de jus de bissap glacé. Pendant cinq minutes, nous oublions tout, la chaleur, la poussière, la transpiration, le poids démentiels du soleil sur nos frêles existences.

Plus de pont

Sur la piste de Bamako
Kayes est une véritable marmite. La deuxième ville la plus chaude du monde après Djibouti, parait-il. On fait mieux comme argument touristique. Le reste n’est pas mieux. Des détritus, de la poussière et encore de la poussière. Seuls les abords du Sénégal, légèrement plus frais et plus verdoyants, sont un tantinet plus agréables. Nous atteignons la rive du fleuve, éreintés, après 107 kilomètres à lutter contre un vent brûlant. Une dernière épreuve nous attend avant de rejoindre la maison de notre hôte, le frère du député du coin. Le pont qui franchit l’obstacle naturel est en travaux pour une durée indéterminée. Camion, voitures, moto et piétons traversent sur une chaussée submersible recouverte par trente centimètres d’eau. Nous nous déchaussons et poussons le vélo au milieu du trafic, éclaboussés par le passage des véhicules.

Dans une famille peule

Sur la piste de Bamako
Passé Kayes, le goudron s’arrête. Nous avons choisi de gagner Bamako via les chutes de Gouina et le barrage de Manantali. Les premiers kilomètres s’effectuent sur une piste de latérite mais très vite la route se transforme en un chemin pierreux et sablonneux. Nous roulons à faible allure d’autant plus que les montées et les descentes se succèdent. Sur notre gauche, le Sénégal étale ses reflets argentés. Sur le site de Felou, le fleuve coule en une multitudes de petite cascades autour de large rochers ronds et grisâtres comparables à de gros hippopotames. Je tente de nous frayer un chemin à travers les ornières, les plaques rocheuses et les passages trop sablonneux. Souvent nous posons le pied à terre.
A l’entrée de Diamou, on a entrepris de construire une route. Pour l’heure, ce ne sont que 4 kilomètres de piste damés. Diamou est un gros bourg construit au bord de la voie ferrée qui relie Dakar à Bamako. Nous attendons quinze heure pour reprendre la route.
A la sortie de la ville, nous bifurquons à droite sur un étroit sentier en direction des chutes de Gouina. Le chemin disparaît dans les sous-bois qui recouvrent les collines alentours. Les premiers hectomètres annoncent la couleur. De grosses pierres recouvrent la piste. Impossible de pédaler. Nous poussons et poussons encore. Dans la descente qui suit, une branche se coince dans les plateaux et plie plusieurs dents. Je les redresse tant bien que mal avec une pierre plate.
Enfin, nous sortons de la forêt. Sur la prairie qui s’étend face à nous, une famille peule à dresser deux cases de paille. Les femmes et les enfants nous ont vu arriver de loin et sortent pour nous accueillir. Ils ne parlent que poulard mais comprennent rapidement que nous souhaitons passer la nuit parmi eux. Ils installent une natte au sol et nous apporte un bol de maïs bouillis. Nous mangeons avec appétit en repoussant sans cesse les assauts des poules. Les deux plus jeunes garçons sont nus. Ils ne portent sur le corps que leurs amulettes de protection. Les femmes ont le visage scarifié et portent les habits colorés propres à leur ethnie. A tour de rôle, on nous guide vers un bras du Sénégal où le courant est plus faible pour que nous puissions nous laver. Alors que le soleil disparaît à l’horizon dans un feu d’artifice de lueurs rosées, je me laisse flotter au gré de l’onde fraîche et calme. Sur mon passage, des oiseaux multicolores prennent leur envol dans un concert de cris enchanteurs. Ce bref instant suffit à dissiper toutes les souffrances de la journée.
A mon retour, le père de famille est rentré avec son troupeau, plusieurs dizaines de vaches, chèvres et moutons. Nous partageons son plat de riz sauce. Il parle un peu français. Alors que les étoiles s’allument par milliers sur la voûte céleste, il nous questionne sur notre pays. « Y a-t-il des vaches en France ? Combien de litre de lait donnent-elles ? Parce qu’ici, elles produisent un litre, 1,5 maximum. Je n’ai pas les moyens de les nourrir. Elles mangent ce qu’elles trouvent ». L’homme s’appelle Jemba. Il nous demande si nous avons la télé dans nos bagages. Il a vu une fois Rambo, à la ville, il y a longtemps. Il n’a pas oublié. Comme de nombreux enfants au Mali, ses enfants ne sont pas scolarisés. La première école est trop éloignée puis il a besoin d’eux pour garder le troupeau. Nous tentons de trouver le sommeil au milieu du bétail. Impossible. Les cris, les bruits de pas et les pets incessants des animaux font un vacarme de tous les diables. A cela s’ajoute la mauvaise toux des plus jeunes enfants de la famille. Ils toussent jusqu’à vomir et crachent à quelques centimètres de notre couche. Au Mali, un enfant sur quatre n’atteint pas l’âge de cinq ans. Un agneau s’est mis en tête de brouter les cheveux d’Adeline. Il lui met des petits coups de sabots dans les jambes. Nous ne fermerons pas l’œil de la nuit.

Au bord des chutes

Sur la piste de Bamako
Le lendemain, le ciel est menaçant. La pluie ne tarde pas à tomber, drue, violente. Nous sommes trempés jusqu’aux os et l’averse nous empêche d’y voir. Nous poursuivons à pied sur un chemin transformé en torrent de boue. Nous trouvons refuge dans un petit village bambara où nous attendons la fin de l’averse. On nous offre de la bouillie de mil en guise de petit déjeuner. Nous repartons une heure plus tard. Les chutes de Gouina sont toutes proches. Il nous faudra plusieurs heures pour y accéder. La piste rendue imprécise par le passage du bétail se divise sans cesse en plusieurs chemins. Nous nous égarons. Nous suivons un sentier peu marqué qui s’enfonce sous des arbres touffus, traversent des cours d’eau, grimpent des pentes abruptes couvertes de rochers. Nous nous écorchons dans les épineux, nous pataugeons dans la boue rouge et sommes contraints de démonter la remorque à plusieurs reprises pour hisser le tandem au sommet des passages les plus difficiles. J’ai envie de rebrousser chemin, presque de pleurer, de me laisser aller, de ne plus bouger. Je me ressaisis. Adeline part en éclaireur pour vérifier que le chemin ne s’interrompt pas. Elle revient en ayant aperçu les chutes au loin après un plateau d’herbe jaunie. Un dernier effort et nous y sommes. L’eau s’écoule d’une dizaine de mètres à travers la roche et forme d’impressionnants tourbillons. La nature vigoureuse et majestueuse. La récompense de tous nos efforts.


Petits démons

Sur la piste de Bamako
J’ai peur de perdre le contrôle de moi-même. Souvent, je dois réprimer une pulsion de rage lorsqu’en fin de journée, épuisé par plus de huit heures à pédaler sous le soleil et dans la boue, la même scène se rejoue pour la dixième fois de la journée. Nous approchons d’un village. Les nombreux enfants qui jouent dans les champs et dans la rue, un instant s’immobilisent à la vue de notre étrange engin. D’un coup, l’un d’eux se met à crier « Toubabou ». Aussitôt, les autres reprennent en cœur dans un litanie infernale Toubabou, toubabou. Le cri se propage dans tout le village, de case en case, de ruelle en ruelle. Même ceux qui ne nous ont pas vu répètent le mot gorge déployée. Les enfants qui étaient dix sont maintenant quarante et comme en proie à une transe collective sautillent sur place en gueulant toujours le même mot. Alors que nous passons à leur hauteur, ils se mettent à courir dans notre direction et ajoute à leur premier cri, donne moi cadeau, donne moi cadeau. Certains éructent des sons incompréhensibles. Ils sont comme possédés. Nous tentons de les ignorer mais parfois à bout, nous nous mettons aussi à crier. Cela les arrête quelques secondes puis ils reprennent leur litanie. Cinq cents mètres après le village, nous les entendons encore s’égosiller. Pourquoi ? Comment ses enfants adorables pris séparément, se transforment-ils en monstres, lorsqu’ils sont en groupe. Une chose est sûre, les touristes sont en partie responsables de leur comportement. Les distributions sauvages de stylos, bonbons et autres cadeaux dans le genre, ont transformé la population de villages entiers en mendiants. Certes, beaucoup ont cru bien faire. Ils ne mesuraient pas les conséquences de leur acte.


Inaccessibles chimpanzés

Sur la piste de Bamako
A Mananali, la vie tourne autour du barrage qui aliment en électricité les rives du fleuve, Au Sénégal, au Mali et en Mauritanie. A l’entrée de la localité, on a construit une ville dans la ville pour accueillir les employés de la société qui gère l’ouvrage. Nous y louons un studio pour deux jours. Je suis en proie à des troubles intestinaux sévères et j’ai besoin de consulter un médecin. Le site possède un centre de santé. C’est l’occasion de me faire examiner. Nous pénétrons dans le hall, où une femme avec un sein recouvert d’un bandage patiente aux côtés de gamins atteints de maladie de peau. De la salle de consultation, monte une musique de western. Ennio Moricone. Bientôt des cris de douleur retentissent. On augmente le volume. Je reste debout prêt à rebrousser chemin mais un homme en blouse bleu vient s’enquérir de mes préoccupations. « Qu’est ce qui vous amène ». Nous sommes dans la salle d’attente et j’aimerai pouvoir profiter de l’intimité d’une pièce fermée pour évoquer mes problèmes de transit mais l’homme ne semble nullement décider à me conduire dans une salle plus calme pour discuter du sujet. Il note mon nom et mon âge sur une feuille de papier et m’envoie patienter sur un banc. Cinq minutes plus tard, je suis dans le cabinet du médecin, un homme élancé et souriant qui me redonne confiance. Pendant le quart d’heure que durera la consultation, cinq personnes ouvriront la porte sans frapper pour discuter avec le doc. L’intimité n’existe pas en Afrique.

A 70 km dans la réserve du Bafing vivent plusieurs colonies de chimpanzés. Nous sommes tentés de partir les observer mais les animateurs de l’association malienne pour la conservation de la faune et de l’environnement nous en dissuadent. En cette saison, les pistes sont impraticables et nous n’avons aucune garantie de les apercevoir. Mon état de santé achève de nous convaincre de ne pas tenter l’aventure. Dommage. Nous discutons tout de même avec les deux hommes qui nous expliquent leur mission : sensibiliser les populations des villages voisins à la protection de la nature. Pas toujours évident surtout lorsqu’il s’agit d’aller à l’encontre de traditions séculaires. Les braconniers sont nombreux. Les éleveurs refusent de limiter l’espace de pâture de leur troupeau, les agriculteurs ne veulent pas renoncer à la culture sur brûlis qui ravage la végétation. Mais en proposant des alternatives, les animateurs parviennent à faire changer progressivement les mentalités. Mais encore une fois les moyens manquent pour agir.

La conquête de Bamako

Sur la piste de Bamako
Nous rêvons de Bamako. En trois jours, nous avons parcouru plus de 350 km mais la capitale refuse encore de se livrer. Il faut monter encore au sommet d’une colline dans un flot interrompu de voitures. Nous avons soif, nous avons faim. Le traditionnel riz sauce, la bouillie de mil ou de haricot ne satisfont plus nos envies. Nous rêvons de viande, de chocolat.
Enfin, la ville se dévoile à nos pieds. Nous nous laissons glisser dans la pente en lacet doublant les scooters malhabiles. Après près de dix jours de brousse, le tumulte nous enivre. Cette soudaine profusion, nous ferait presque chavirer. Nous gagnons le domicile de Sonja et Gaël. Le jeune couple avait entrepris, l’an passé, de réaliser le même trajet que le nôtre mais à moto. Parvenus à Bamako, ils ont choisi de vivre une autre aventure : construire un hôtel. En attendant la fin du chantier, ils accueillent généreusement les voyageurs. Sous l’immense paillote dressée sur la terrasse, nous savourons un sandwich au salami. Un délice. Plongés dans notre discussion, nous ne voyons pas la journée passer.

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1.Posté par Philippe Duperray le 23/06/2009 10:21
Bonjour Adeline, bonjour Olivier,
Voilà bien longtemps que je n'avais eu de vos nouvelles. Ce repos à Bamako me semble vraiment le bienvenu. Je trouve vos articles et vos photos qu'une réelle qualité, quelle maîtrise !
La dernière vidéo est superbe, digne d'un reportage sur France 2 !!!
Nous pensons à vous, à bientôt. Amitiés. Philippe

2.Posté par tataroglou le 23/06/2009 17:17
Miam!un sandwich au salami!décidément, y a des lois universelles qui régissent la vie du voyageur...passez le bonjour à tous les chemins de fer que vous pourrez croiser...

3.Posté par dufresne le 25/06/2009 14:25

quel beau récit, je voyage de mon travail , pense bien à vous grosses bises jocelyne

4.Posté par Baert Raphael le 06/07/2009 19:39
coucou à vous les cyclistes, la forme? enfin je prends 5 minutes pour vous envoyer un message(si j'y arrive sa fais une demi heure que j'essai et tjs rien je suis nul en info...) simplement un grand merci et bravo pour me et nous faire voyager par l'intermédiaire de vos photos et textes. On s'évade quelque instans et ce n'est pas de refus. biz à vous deux, bonne route à trés vite. Je tache d prendre des news plus régulièrement. Raph,ainsi que toute la famille.

5.Posté par ariel le 07/07/2009 18:05
C'est du délire. Tu me pardonneras olivier, mais comme journaliste je retienne d'abord les moments de galère et de doute. Quand je te lis j'ai mal pour vous deux. Heureusement votre superbe récit ne se limite pas à ces moments. Recevez tout mon soutien et l'expression de mon immense admiration. A+

6.Posté par passou le 27/04/2010 12:13
C'est vraiment un récit de toubabou qui n'a rien d'autre à faire que de parcourir l'afrique (ici le mali) avec certes plus de lenteur que le paris dakar mais franchement la même condescendance et sans intérêt pour les population locale. J'aurai aimé que les enfants au moins vous insultes, ils vous ont juste traité de blanc ! Ce voyage n'a rien avoir avec l'afrique c'est juste votre petit plaisir et vous voir vous gaver à Bamako me fait gerber. Faite le mais discrètement sans photo !
Essayer les states l'an prochain, vous aurez du mac do à toutes les étapes et vous ferais chier personnes avec vos photos !

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