Boopy sur la piste des guépards
Salut les amis, ici Boopy !
Comment s’est passé Noël ? J’espère que vous avez reçu beaucoup de cadeaux. A nouveau, je vous souhaite plein de bonnes choses pour l’année 2010. Travaillez bien à l’école et n’oubliez pas de rêver…
Et maintenant, cap sur le Kenya et plus particulièrement sur Salama, une petite ville, à 100 kilomètres de Nairobi, la capitale du pays. C’est à cet endroit que l’équipe d’Action for Cheethas (cela veut dire Action pour le guépard, en anglais), a installé son camp. Avec Adeline et Olivier, nous avons partagé son quotidien pendant deux semaines. L’occasion d’en apprendre davantage sur ce félin, taillé pour la course. Le saviez-vous, le guépard est le mammifère terrestre le plus rapide de la planète. Il est capable de faire des pointes à 110 km/h. Une vitesse qu’il peut atteindre en un peu plus de trois secondes. Fulgurant ! C’est également le seul félin capable de faire demi-tour en pleine course pour suivre sa proie.

Un guepard
Un guepard
Mais savez-vous le reconnaître ? Il possède une silhouette allongée et une robe jaune tachetée de ronds noirs. Souvent les gens le confondent avec le léopard. C’est pourtant facile de les distinguer. Le guépard se reconnaît aux lignes noires qui lui descendent des yeux jusqu’à la gueule. On dirait presque des larmes. Pour dire vrai, le guépard a bien des raisons de pleurer. Au Kenya, seuls un millier d’individus survivraient encore et presque chaque jour ceux-ci voient leur territoire se réduire. En effet, pour subvenir à ses besoins, l’homme cultive la terre, coupe les arbres, construit des maisons, élève des vaches et des chèvres, chasse les animaux sauvages. Des activités peu compatibles avec la présence des guépards. Ceux-ci voyant leur nombre de proies diminuer s’attaquent au bétail. En retour, les bergers cherchent à le tuer. Une cohabitation difficile. Pourtant, l’équipe d’Action for Cheetahs est persuadée que les hommes et les guépards peuvent vivre ensemble. En partenariat avec Eco-Sys Action, la fondation dont je suis la mascotte, elle cherche à imaginer des solutions de développement favorables à la fois aux animaux et aux humains. Elle encourage, par exemple, les habitants des environs de Salama à pratiquer l’apiculture (élever des abeilles dans des ruches pour obtenir du miel), une activité qui permet de gagner de l’argent sans nuire à la nature. Elle incite également à planter des arbres.

Un leopard
Un leopard

Boopy sur la piste des guépards
Mais pour que l’homme accepte de vivre avec le guépard, encore faut-il qu’il apprenne à mieux le connaître. Des animations sont donc organisées pour que chacun découvre le félin et comment il peut être utile. Durant notre séjour, nous avons reçu la visite de Christian, le président et fondateur d’Eco-Sys Action, (c’est un peu mon papa). Il avait fait le déplacement pour le lancement d’un nouvel événement en faveur du guépard et de nombreux autres animaux menacés : l’Eco-Sys Action Football Cup. Quoi de mieux en effet que le football pour faire passer des messages concernant la protection de l’environnement ? Une vingtaine d’équipes d’hommes, de femmes et d’enfants se sont donc rassemblés à Salama pour disputer le premier tournoi de cette opération internationale. Entre les matches, de la documentation et des conseils ont été fournis aux joueurs et au public pour mieux vivre avec les guépards. L’équipe d’Action for Cheetahs les a par exemple invité à retirer les pièges placés par les braconniers. Chaque année, ceux-ci font plus de victimes parmi les animaux domestiques que le guépard lui-même. Elle a également expliqué que le guépard attire les touristes au Kenya. Ceux-ci dépense de l’argent qui peut être utilisé pour construire des routes ou des écoles par la suite. A la fin de la journée, les meilleures équipes ont été récompensées. Le prochain tournoi se déroulera en Guyane dans le cadre de la protection du caïman noir.

Boopy sur la piste des guépards
Pour en apprendre encore plus sur les guépards, l’équipe d’Action for Cheethas a équipé, en octobre dernier, une femelle guépard d’un collier émetteur. Celle-ci s’appelle Mama Jane. Durant trois ans, il sera possible de suivre le moindre de ses mouvements par ordinateur. L’équipe espère pouvoir installer des colliers sur trois autres guépards dans les mois qui viennent. Pour cela, il faut déjà parvenir à les capturer. Une nouvelle méthode est actuellement à l’essai. L’innovation s’appelle « robo-goat » (la chèvre robot, en anglais). Equipée d’un moteur, elle peut bouger la tête de haut en bas. Un haut-parleur diffuse des bêlements afin d’attirer le guépard dans la cage. Mais pour l’instant aucun d’entre eux n’est tombé dans le panneau.

La prochaine fois, je vous raconterai notre safari dans le parc du Serengeti, en Tanzanie. N’hésitez pas à m’écrire si vous avez des questions.
A bientôt

Boopy.

Boopy sur la piste des guépards

Rédigé par Boopy ! le Dimanche 27 Décembre 2009 à 07:45 | Commentaires (3)